Ariège (département) — Wikipédia

L’Ariège (/a.ʁjɛʒ/[Note 1] ; en occitan : Arièja) est un département français de la région Occitanie, nommé d’après la rivière homonyme, situé au sud-ouest de la France. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 09. Sa préfecture est Foix qui se trouve à 772 kilomètres de Paris à vol d’oiseau[2].

Le département a été formé en 1790 de l’addition de l’ancien comté de Foix (406 455 hectares) et de presque l’entièreté du Couserans (162 509 hectares)[2]. Au total la superficie du département ariégeois est de 489 387 hectares[2]. Il est frontalier au Sud de la principauté d’Andorre et de la Catalogne, à l’Ouest de la Haute-Garonne et à l’Est des Pyrénées Orientales et de l’Aude[2]. C’est un département de piémont et de haute montagne possédant de nombreux sites historiques allant de la préhistoire jusqu’à nos jours[3],[4].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Les points cardinaux situant les extrémités du département sont : L’Hospitalet-prés-l’Andorre au Sud, Lézat-sur-Lèze au Nord, Saint-Lary à l’Ouest, Quérigut à l’Est.

En sein du département ariégeois, on peut distinguer trois grandes zones[5] :

  • 1- la plaine d’Ariège, située dans le nord du département, est constituée de plaines, de collines et de faibles vallons où l’agriculture est très présente. Une partie du Lauragais s’étend sur le nord-est du département. Deux rivières importantes, l’Ariège et la Lèze traversent la plaine du sud au nord. Le paysage de parcelles céréalières domine avec la culture du maïs et du tournesol et avec des prairies ;
  • 2- le piémont pyrénéen regroupe le massif du Plantaurel et les collines prépyrénéennes inférieures à 1 000 m. Diverses structures géologiques forment des paysages contrastés comme la vallée de Foix dans son massif granitique ou la région de Lavelanet avec ses marnes et son calcaire ;
  • 3- le haut pays ariégeois représente les hautes montagnes des Pyrénées dépassant les 1 000 m d’altitude. La pique d’Estats, le pic de Montcalm et le pic du Port de Sullo sont les points culminants du département avec 3 143 m, 3 077 m et 3 072 m respectivement. La forêt domine le paysage où cohabitent des essences de résineux avec des feuillus comme les châtaigniers, les robiniers faux-acacias, les frênes et les hêtres.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

L’Ariège fait partie de la région Occitanie. Elle est limitrophe des départements de la Haute-Garonne (à l’ouest et au nord), de l’Aude à l’est et des Pyrénées-Orientales au sud-est, ainsi que de l’Espagne (province de Lérida) et de l’Andorre au sud.

D’une superficie de 4 890 km2, le département est divisé en trois arrondissements, Foix, Pamiers et Saint-Girons[6].

Il est en outre composé de 13 cantons, 8 intercommunalités et 327 communes.

En 2009, le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises est créé, couvrant environ 40 % de la superficie du département de l’Ariège.

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir du comté de Foix (Languedoc) et de la vicomté de Couserans, d’une partie du comté de Comminges (Gascogne).

L’Ariège et les provinces et pays qui occupaient son territoire avant la Révolution :

Une demande au Conseil d’État a été déposée en 2005 afin de renommer le département en Ariège-Pyrénées[7]. Selon les défenseurs de ce projet, la mention « Pyrénées » permettrait de mieux situer le département afin de le promouvoir dans toute la France. La demande a été rejetée[réf. nécessaire].

Au la région Midi-Pyrénées, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Languedoc-Roussillon pour devenir la nouvelle région administrative Occitanie.

La chanson patriotique Arièjo ô moun Païs (en écriture mistralienne) Arièja ô mon pais en occitan fut écrite par le curé Sabas Maury né le 1er mars 1863 à Gestiès dans la vallée du Siguer, curé de Miglos et de Varilhes. Dédicacée à la société Amicale des Ariégeois à Paris, elle devint alors tout naturellement l’hymne ariégeois[8].

Le département compte 2 circonscriptions législatives et 13 cantons. D’une manière générale on peut dire que :

« De tradition républicaine et laïque depuis la IIIe République, l’Ariège est solidement tenue par le Parti socialiste, même si, ces dernières années, la droite est parvenue à enfoncer quelques coins de la forteresse. »[9]

Il n’en demeure pas moins qu’avec une représentation parlementaire très majoritairement issue du PS jusqu’en 2017[Note 2], et un Conseil départemental dont 22 des 26 élus en 2015 sont membres ou proches de ce parti, l’orientation politique du département est clairement identifiée. En 2007, c’est le département qui a le plus voté pour Ségolène Royal (59,56 %). En 2012, c’est le troisième département de France qui vota le plus pour François Hollande avec 64,69 % juste derrière la Corrèze et la Seine-Saint-Denis.

L’Ariège se distingue encore une fois du reste du territoire et confirme son ancrage à gauche en plaçant en tête (deuxième département après la Seine Saint-Denis), lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon avec 26,77 % des suffrages exprimés, suivi par Marine Le Pen avec 21,70 %. Arrive en troisième position Emmanuel Macron avec 20,91 %. François Fillon n’arrive qu’en quatrième position avec 12,74 % des suffrages exprimés, il s’agit du plus mauvais score du candidat Les Républicains sur tout le territoire national. Chose tout à fait inédite en Ariège, qui avait pourtant depuis le début de la Ve République placé à chaque élection présidentielle le candidat du Parti socialiste en tête, ce dernier (Benoît Hamon) n’arrive qu’en cinquième position avec 7,86 %. Les autres candidats ne dépassent pas la barre des 5 % des suffrages exprimés.

Coup de tonnerre en Ariège lors des élections législatives de 2017 où pour la première fois depuis 89 ans, la « forteresse socialiste » est tombée au soir du 1er tour. En effet aucun député socialiste ne représente dès lors le département, tous éliminés dès le 1er tour. Les candidats de la France insoumise sont élus au second tour à une courte majorité dans les deux circonscriptions que compte le département face aux candidats d’En Marche. L’Ariège se distingue une fois de plus au niveau national, seul département à donner la totalité de ses sièges à la France Insoumise.

Si la parité homme/femme, est bien respectée pour les députés (Mme Bénédicte Taurine et M. Michel Larive), la totalité des 22 conseillers généraux sont des hommes jusqu’en 2011, date à laquelle deux femmes parviennent à se faire élire.

Le département est à la limite orientale de la prépondérance océanique dans le régime des pluies, mais d’autres influences se font sentir :

  • méditerranéenne, notamment visible par la végétation des collines du piémont, de la vallée de l’Ariège vers Tarascon et du Pays de Sault ;
  • continentale dans les vallées pyrénéennes (nombreux orages, amplitude thermique élevée entre le jour et la nuit).

Il n’y a pas de tendance marquée à la sécheresse estivale : le flux de nord-ouest apporte des pluies tout au long de l’année. La pluviométrie, modérée sur le piémont et dans certaines vallées abritées (cumuls de 700 à 1 000 mm/an), s’accroît sensiblement sur les massifs et dans les hautes vallées (1 000 à 1 800 mm). Les versants exposés au nord-ouest sont logiquement les plus humides (Aulus-les-Bains, Orlu…), ainsi que toutes les crêtes frontalières qui subissent aussi le flux de sud-ouest alors que celui-ci est peu actif ailleurs (effet de foehn). L’enneigement est fréquent au-dessus de 1 000 m, durable plusieurs mois de suite au-dessus de 1 500 à 2 000 m. Des espaces péri-glaciaires existent au-dessus de 2 500 m (le seul glacier ariégeois se trouve au Mont Valier, près de Castillon-en-Couserans).

Les températures sont douces sur le piémont : à Foix, il fait en moyenne +5 °C en janvier et +19 °C en juillet. Elles déclinent rapidement avec l’altitude : à l’Hospitalet (1 430 m), on relève °C en janvier et +14 °C en juillet.

Activité économique
Donnée économique Valeur Date
Création d’entreprises 814 2005
Nombre d’entreprises 19 750 15 novembre 2006
Taux de création d’entreprises 10,4 % (Ariège) 9,3 % (Midi-Pyrénées) 9,3 % (France) 2003
Taux de chômage 10,4 % (Ariège) 9,1 % (Midi-Pyrénées) 9 % (France) Septembre 2006
Montant des exportations 450 M€ 2005
Montant des importations 368 M€ 2005
source : Ariège expansion

Dans le secteur de la haute vallée de l’Ariège, l’extraction du talc constitue la seule activité minière du département après l’échec de la relance de la mine de tungstène de Salau en 2020. L’usine de traitement du talc de Luzenac, approvisionnée par la carrière de Trimouns, produit environ 400 000 tonnes par an soit 10% du talc mondial. Tarascon-sur-Ariège a pu conserver une petite unité d’aluminerie sous contrôle chinois et issue du démantelement de Pechiney et voir se développer un sous-traitant de l’aéronautique.
Elle est complétée par le tourisme avec les stations de sports d’hiver (Ax 3 Domaines, Ascou-Pailhères, Plateau de Beille, Les Monts d’Olmes, le Chioula, Étang de Lers, Guzet, Goulier Neige et Mijanès-Donezan).

Dans le secteur de Lavelanet, l’industrie textile qui était majoritaire voire exclusive a presque complètement disparu entre les années 1980 et 2000, marquées par la fin des artisans sous-traitants et des grands groupes industriels comme Roudière. Il ne reste que quelques entreprises qui essaient de tenir face à la concurrence nord-africaine et asiatique, notamment l’usine Sage de Laroque-d’Olmes, héritière de l’entreprise Michel Thierry, spécialiste des tissus pour l’automobile.

Dans le secteur de Pamiers, l’industrie de la métallurgie, de l’aéronautique et de la chimie y sont principalement présentes. La métallurgie, avec l’usine Aubert et Duval, produit notamment des pièces forgées pour l’industrie aéronautique et énergétique. L’aéronautique se distingue grâce à plusieurs entreprises de sous-traitance (tels que Recaero et Maz’Air), partenaires des constructeurs d’avions. La chimie est, quant à elle, représentée par l’industrie de la peinture avec Maestria et l’Alliance Maestria qui regroupe plusieurs entreprises de la peinture du bâtiment jusqu’à l’aéronautique. Dans la chimie, il y a également l’usine Étienne Lacroix située sur la commune de Mazères, elle y fabrique principalement des feux d’artifice et des pièces pyrotechniques.

Pour le secteur de Saint-Girons, l’industrie est représentée principalement par la fabrication du papier avec l’usine de la Moulasse à Eycheil qui produit du papier à cigarettes et la Papeterie Léon Martin fondée en 1895 à Engomer, toujours familiale et indépendante, qui propose des papiers fins, techniques et spéciaux. Une diversification volontaire a été opérée et réussie dans l’agglomération dès la fin des années 1980 avec différentes unités de production dans l’agroalimentaire, la plasturgie, les biotechnologies… permettant notamment d’attribuer la quasi-totalité des lots disponibles sur la zone industrielle du Couserans à Lorp-Sentaraille et Caumont.

Concentrée principalement dans le Vicdessos et la Haute Ariège, la production hydroélectrique de l’Ariège représente environ le cinquième de la production pyrénéenne. En effet, la centrale hydroélectrique d’Aston possède la plus grosse capacité de production annuelle de la chaîne des Pyrénées (392 millions kWh). Avec celles d’Orlu et de l’Hospitalet-près-l’Andorre, ces trois centrales sont les plus importantes du département en capacité de production. L’aménagement hydroélectrique ariégeois peut produire pour une ville de 600 000 habitants. Les grands établissements industriels utilisent l’énergie ainsi produite sans compenser la disparition de l’aluminerie Pechiney d’Auzat en 2003.

Carte de l'Ariège.png

Majoritairement montagneux et rural, le département de l’Ariège est longtemps resté à l’écart des principaux axes de transport qui desservent les littoraux et les principales vallées. Le chemin de fer est arrivé dans le département en 1861 via la ligne de Toulouse à Puigcerda, la seule à demeurer ouverte à ce jour dans le département[10]. Outre les trains TER Midi-Pyrénées, cette voie est néanmoins desservie par des Intercités en provenance de Paris-Austerlitz.

Depuis 2002, l’Ariège est reliée au réseau autoroutier national par l’autoroute A66, qui part de l’A 61 au niveau de Villefranche-de-Lauragais et se poursuit au sud de Pamiers par la RN 20 en deux fois deux voies jusqu’à Tarascon-sur-Ariège. En 2001, l’ouverture du tunnel de Foix a permis à la RN20 d’éviter le goulet d’étranglement constitué par le relief et la ville.

Il n’existe aucun franchissement routier ouvert à la circulation qui permette de rallier directement l’Espagne depuis l’Ariège ; seuls des chemins pédestres traversent la frontière au niveau des cols les moins élevés. Pour rejoindre l’Espagne, il convient de transiter par le Pas de la Case, et donc une partie du département voisin des Pyrénées-Orientales.

Les habitants de l’Ariège sont les Ariégeois.

En 2019, le département comptait 153 287 habitants[Note 3], en augmentation de 0,39 % par rapport à 2013 (France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
197 889 196 454 222 827 234 878 247 932 253 730 260 536 265 607 270 535
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
267 435 251 318 251 850 250 436 246 298 244 795 240 601 237 619 227 491
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
219 641 210 527 205 684 198 725 172 851 167 498 161 265 155 134 145 956
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
140 010 137 192 138 478 137 857 135 725 136 455 137 205 146 289 152 286
2016 2019
153 067 153 287
(Sources : SPLAF – population totale du département depuis sa création jusqu’en 1962[11] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[12] puis population municipale à partir de 2006[13].)
Histogramme de l’évolution démographique

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des quinze communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Pamiers 09225 CC des Portes d’Ariège Pyrénées 45,85 15 659 (2019) 342 modifier les donnéesmodifier les données
Foix 09122 CA Pays Foix-Varilhes 19,32 9 493 (2019) 491 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Girons 09261 CC Couserans-Pyrénées 19,13 6 418 (2019) 335 modifier les donnéesmodifier les données
Lavelanet 09160 CC du Pays d’Olmes 12,57 6 031 (2019) 480 modifier les donnéesmodifier les données
Saverdun 09282 CC des Portes d’Ariège Pyrénées 61,47 4 828 (2019) 79 modifier les donnéesmodifier les données
Mazères 09185 CC des Portes d’Ariège Pyrénées 44,04 3 873 (2019) 88 modifier les donnéesmodifier les données
Varilhes 09324 CA Pays Foix-Varilhes 11,76 3 495 (2019) 297 modifier les donnéesmodifier les données
La Tour-du-Crieu 09312 CC des Portes d’Ariège Pyrénées 10,28 3 218 (2019) 313 modifier les donnéesmodifier les données
Mirepoix 09194 CC du Pays de Mirepoix 47,28 3 102 (2019) 66 modifier les donnéesmodifier les données
Tarascon-sur-Ariège 09306 CC du Pays de Tarascon 8,65 3 024 (2019) 350 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Jean-du-Falga 09265 CC des Portes d’Ariège Pyrénées 4,03 2 859 (2019) 709 modifier les donnéesmodifier les données
Laroque-d’Olmes 09157 CC du Pays d’Olmes 14,36 2 405 (2019) 167 modifier les donnéesmodifier les données
Lézat-sur-Lèze 09167 CC Arize Lèze 40,13 2 348 (2019) 59 modifier les donnéesmodifier les données
Verniolle 09332 CA Pays Foix-Varilhes 11,26 2 252 (2019) 200 modifier les donnéesmodifier les données
Lorp-Sentaraille 09289 CC Couserans-Pyrénées 6,15 1 491 (2019) 242 modifier les donnéesmodifier les données

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Aires urbaines[modifier | modifier le code]

Le département possède 3 aires urbaines : Foix (18 433 habitants), Pamiers (35 094 habitants) et Saint-Girons (18 222 habitants).

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • L’Estive : scène nationale située sur la commune de Foix, elle propose des spectacles tout au long de l’année.
  • Festival MiMa : festival des arts de la marionnette. Il se déroule sur la commune de Mirepoix tous les ans au mois d’août.
  • Festival Les Théâtrales en Couserans : festival de théâtre ayant pour objectif de promouvoir et diffuser tous types de spectacles vivants. Il se déroule à Saint-Girons et dans les bourgs du Couserans tous les ans durant la période estivale. Michel Larive en a été le président pendant de nombreuses années avant d’être élu député de la 2e circonscription de l’Ariège en juin 2017[14].

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Le Passe-Montagne, auteur Christian Bernadac, réalisateur Jean Vernier, téléfilm[24]
  • 1980 : L’Orsalhèr, de Jean Fléchet
  • 1982 : Le Retour de Martin Guerre, de Daniel Vigne
  • 2009 : No pasaran, film d’Éric Martin et Emmanuel Caussé tourné dans la vallée du Vicdessos (Miglos Lapège), dans les environs de Saint-Girons, dans le Couserans, à Foix et à Tarascon-sur-Ariège.
  • 2012 : La Panification des mœurs, film documentaire de Gwladys Déprez[25]
  • 2013 : Le Chant du Cygne, film documentaire d’Aurélie Jolibert[26]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Les Cavaliers aux yeux verts : La porte de Kercabanac est un roman de Loup Durand publié en 1991
  • Castelpu, le village imaginaire des romans de Patrick Cintas se situe en Ariège.
  • Plusieurs romans de Louis-Henry Destel se déroulent en Ariège.
  • Le roman policier de Pascal Dessaint Les Pis rennais (Le Poulpe) est situé dans le Couserans. Il a été réédité en bande dessinée.
  • La plupart des romans de Georges-Patrick Gleize publiés chez l’éditeur parisien Albin Michel ont une accroche ariégeoise ou pyrénéenne comme Le Temps en héritage (pays de Foix), Un brin d’espérance (Pays d’Olmes), Rue des Hortensias Rouges (pays d’Ax les-Thermes), Le Forgeron de la liberté (pays de Mirepoix), Le Sentier des pastelliers (Région de Mazéres), La Vie en plus (Couserans), Le Destin de Marthe Rivière (Le Quérigut), Le Chemin de Peyreblanque ou L’Auberge des myrtilles (Pays de Tarascon), Une nuit en juin (Cerdagne et région de Pamiers), Quelques pas dans la neige (haute vallée des Pyrénées ariégeoises)[27].
  • Deux romans de Serge Legrand-Vall, La rive sombre de l’Ebre et Reconquista ont pour cadre l’Ariège (pays d’Ax-les-Thermes et Couserans)[28].

Arts[modifier | modifier le code]

  • Aicart del Fossat, troubadour.
  • Gabriel Fauré (1845-1924), compositeur né à Pamiers.
  • Alphonse Roubichou (1861-1938), peintre impressionniste né à Pamiers.
  • Joseph Bergès (1878-1956), peintre.
  • André Regagnon (1902-1976), peintre.
  • Manolo Valiente (1908-1991), créateur du monument national aux Guérilleros de Prayols.
  • René Gaston-Lagorre (1913-2004), peintre ayant eu son atelier en Ariège dans le Couserans et reposant à Seix.
  • Pierre Daboval (1918-2015), peintre et dessinateur, habitait à Mirepoix.
  • Mady de La Giraudière, artiste peintre de style naïf.
  • Terence Macartney-Filgate (en) (1924-), réalisateur britannico-canadien qui habite à Mirepoix. Il a réalisé et écrit une centaine de films.
  • Christian d’Orgeix (1927-2019), artiste contemporain né à Foix.
  • Marie Laforêt (1939-2019), chanteuse et actrice qui se définit elle-même comme « ariégeoise ». Petite-fille de Louis Doumenach, dirigeant d’une entreprise d’effilochage de textile à Lavelanet.
  • Claudius de Cap Blanc (1953-), artiste contemporain
  • Christian Ton Ton Salut (1953-), musicien de jazz. Il habite Pamiers de 1958 à 1977 et y commence sa carrière musicale avec l’orchestre de Marc Feinder en 1970.
  • Leïla Martial (1984-), chanteuse de jazz

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bayle (1647-1706), philosophe et écrivain, né au Carla-Bayle (à l’époque Carla-le-Comte ; la commune changea de nom en son hommage)
  • Marie de Calage (1631-1661), poétesse, née à Mirepoix. Plusieurs fois couronnée par l’Académie des Jeux Floraux.
  • Frédéric Soulié (1800-1847), romancier né à Foix
  • Latour de Saint-Ybars (1807-1891), poète et dramaturge né à Saint-Ybars.
  • Napoléon Peyrat, né en 1809 aux Bordes-sur-Arize, mort en 1881, pasteur, historien du catharisme et poète.
  • Marie-Louise (née en 1876 à Mirepoix) et Raymond Escholier (né en 1882 à Paris), auteurs en collaboration de romans « régionalistes » dont Cantegril, prix Fémina 1922.
  • Isabelle Sandy (1884-1975), écrivain, née à Saint-Pierre-de-Rivière
  • Louis-Henry Destel (1885-1962), romancier, né à Lézat-sur-Lèze
  • Pierre Dumas
  • Marcel Pagnol (1895-1974), romancier, dramaturge et cinéaste, était professeur à l’École Supérieure de Mirepoix.
  • Adelin Moulis (1896-1996), poète, historien et folkloriste. Né à Fougax-et-Barrineuf, mort à Mazères.
  • Raymond Abellio (Georges Soulès) (1907-1986) Philosophe, romancier. Famille paternelle originaire d’Ax-les-Thermes et famille maternelle de Seix en Haut-Couserans.
  • Gaston Massat (1909-1966), poète surréaliste et résistant, né à Saint-Girons
  • Michel-Aimé Baudouy (1909-1999), universitaire, romancier et auteur dramatique, né au Vernet d’Ariège
  • Max-Firmin Leclerc (1923-2014), écrivain et réalisateur de télévision, a vécu sur la commune de Durfort (Maloureille) de 1974 à 1988.
  • Christian Bernadac (1937-2003), journaliste et écrivain, né à Tarascon-sur-Ariège.
  • Michel Cosem, né en 1939, éditeur, écrivain, a vécu longtemps en Ariège, auteur de L’Ariège : vérités et émotions, photogr. Fabien Boutet . coll. « Patrimoine & territoires », 2013.
  • Christian Saint-Paul, né en 1948 au Mas-d’Azil, éditeur, poète et chroniqueur radio.
  • Georges-Patrick Gleize (1952-), romancier et historien.
  • Patrick Cintas (1954-), écrivain, peintre, sculpteur, compositeur.
  • Espé (1974-), auteur de bandes dessinées.

Politique[modifier | modifier le code]

  • Marc-Guillaume-Alexis Vadier (1736-1828), homme politique, député à la Convention nationale, créateur du département de l’Ariège
  • Joseph Lakanal (1762-1845), né à Serres-sur-Arget, député à la Convention nationale
  • Léon Galy-Gasparrou (1850-1921), député de l’Ariège
  • Théophile Delcassé (1852-1923), homme politique, plusieurs fois ministre des Affaires étrangères, en particulier lors de la conclusion de l’Entente cordiale avec la Grande-Bretagne, né à Pamiers
  • Paul Caujolle (1891-1955), maire de Siguer, conseiller général de l’Ariège et président de l’ordre national des experts comptables
  • Pierre Dumas (1891-1967), né et mort à Saint-Martin-d’Oydes (une avenue y porte son nom), écrivain et journaliste, grand résistant connu sous le nom de « st Jean », homme politique, député de la Haute-Garonne
  • Paul Vaillant-Couturier (Paris 1892-1937) originaire de Sainte-Croix-Volvestre.
  • François Camel (1893-1941)
  • Georges Galy-Gasparrou (1896-1977), député, secrétaire d’État à l’information, maire de Massat
  • François Verdier (1900-1944), né à Lézat-sur-Lèze, résistant Ariégeois choisi par le Général de Gaulle pour devenir le chef des Mouvements Unis de la Résistance du Sud-Ouest. Il est mort assassiné par la Gestapo en 1944 en forêt de Bouconne.
  • André Trigano (1925-) Officier de la Légion d’Honneur. Il fut maire de Mazères durant 24 ans, conseiller général du canton de Saverdun et député de la 2e circonscription de l’Ariège de 1993 à 1997. Maire de Pamiers, il est aussi le frère de Gilbert Trigano, cofondateur du Club Med.
  • Roger Fauroux (1926-2021), ancien ministre, ancien maire de Saint-Girons
  • Augustin Bonrepaux (1936-), homme politique, ancien député de l’Ariège et président du conseil général de l’Ariège, ancien président de la commission des finances à l’Assemblée nationale. Acteur du désenclavement routier de l’Ariège notamment par le tunnel du Puymorens
  • Henri Nayrou (1944-), homme politique, ancien député de l’Ariège et président du conseil départemental de l’Ariège, ancien maire de La Bastide-de-Sérou.
  • Jean-Pierre Bel (1951-), sénateur, président du Sénat français du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014

Religion[modifier | modifier le code]

  • Lizier de Couserans (508-546), second évêque de Couserans, sanctifié.
  • Bernard Saisset (1232-1314), premier évêque de Pamiers.
  • Jacques Fournier (1285-1342), évêque de Pamiers puis de Mirepoix, pape sous le nom de Benoît XII de 1336 à 1342 (Avignon), né à Canté près de Saverdun
  • François de Caulet (1610-1680), évêque de Pamiers
  • Jean-François Boyer (1675-1755), évêque de Mirepoix, précepteur du Dauphin, fils de Louis XV
  • Sabas Maury, curé de Miglos de 1890 à 1906 et créateur d’Arièjo ô moun Païs l’hymne ariégeois bien connu
  • Jean-Marc Eychenne évêque de Pamiers, Couserans, Mirepoix. Nommé le 17 décembre 2014 par le pape François nommé évêque de Grenoble et Vienne en 2022.

Sciences et techniques[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Louis-Henry Destel (1885-1962), écrivain du rugby, né à Lézat-sur-Lèze
  • Jacques Dupont (né en 1928), cycliste, détenteur du record olympique, né à Lézat-sur-Lèze
  • Claude Piquemal (né en 1939), athlète sprinteur français médaillé olympique, né à Siguer
  • Aldo Quaglio (né en 1932), joueur de rugby international français, né et formé à Lavelanet
  • Jacques Crampagne (né en 1944), joueur de rugby international français, né à Foix
  • Patrick Estève (né en 1959), joueur de rugby international français, né et formé à Lavelanet
  • Claude Bergeaud (né en 1960), entraineur de basketball français, né à Artigat
  • Sylvain Dispagne (né en 1968), joueur de rugby international français, né à Saint-Girons
  • Jean-Louis Jordana (né en 1968), joueur de rugby international français, né et formé à Lavelanet
  • Michel Marfaing (né en 1970), joueur de rugby international français, né et formé à Pamiers
  • Fabien Barthez (né en 1971), footballeur international français, né à Lavelanet
  • Éric Carrière (né en 1973), footballeur international français, né à Foix
  • Fabien Pelous (né en 1973), joueur de rugby international français, né à Toulouse et formé à Saverdun
  • Benoît Baby (né en 1983), joueur de rugby international français, né à Lavelanet et formé à Toulouse
  • Yoann Huget (né en 1987), joueur de rugby international français, né à Pamiers et formé à Toulouse
  • Jean-Marc Doussain (né en 1991), joueur de rugby international français, né et formé à Toulouse, originaire de Sainte-Croix-Volvestre
  • Laurent Bonzon, vice champion d’Europe Judo Jujitsu né en 1969
  • Mylène Guirault, vice championne du monde de jujistu née en 1985
  • Marie Battistella, (née en 1984 à Lavelanet) championne du monde de foot-fauteuil handisport (sport mixte) en 2017[29]. Elle est la première femme française à intégrer une compétition internationale.
  • Perrine Laffont (née en 1998), skieuse française, née à Lavelanet et initiée aux Monts d’Olmes. Championne olympique de ski de bosses aux Jeux Olympiques d’hiver 2018.

Divers[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 25,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l’Ariège dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Ville Population municipale Nombre de logements Résidences secondaires % résidences secondaires
Suc-et-Sentenac 60 259 226 87,25 %
Ustou (Guzet-neige) 346 1 314 1 075 81,82 %
Couflens 84 279 223 79,81 %
Boussenac 188 473 366 77,45 %
Quérigut 139 326 250 76,62 %
Ax-les-Thermes 1 426 3 113 2 359 75,77 %
Le Port 204 464 348 74,90 %
Saint-Lary 155 347 247 71,15 %
Sentein 146 365 258 70,64 %
Aulus-les-Bains 207 446 311 69,73 %
Montferrier 647 942 604 64,13 %
Les Bordes-sur-Lez 165 317 201 63,29 %
Soulan 345 462 285 61,77 %
Biert 295 490 302 61,63 %
Seix 816 973 567 58,27 %
Rabat-les-Trois-Seigneurs 307 395 228 57,85 %
Saurat 596 854 489 57,26 %
Auzat 599 694 395 56,89 %
Soueix-Rogalle 375 437 244 55,93 %
Massat 710 914 507 55,52 %
Savignac-les-Ormeaux 395 447 246 55,00 %
Ercé 550 589 315 53,54 %
Les Cabannes 347 385 203 52,65 %
Oust 533 536 260 48,51 %
Vicdessos 511 479 203 52,65 %
Serres-sur-Arget 779 594 248 41,83 %
Daumazan-sur-Arize 715 554 204 36,71 %
Bélesta 1 106 829 219 26,48 %

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France standardisé retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Douze des quinze législatures de la Ve République ont vu les Ariégeois n’élire que des socialistes à l’Assemblée.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gouvernement, nominations » (consulté le )
  2. a b c et dAdolphe (1813-1881) Auteur du texte Joanne, Géographie du département de l’Ariège / par Adolphe Joanne,…, (lire en ligne)
  3. « Sites Touristiques Ariège, Découvrez 6 sites touristiques emblématiques », sur Sites Touristiques Ariège (consulté le )
  4. « Village inoublié », sur Forges de Pyrene (consulté le )
  5. A. Genna, Carte géologique harmonisée du département de l’Ariège (Notice technique – Rapport final), BRGM, (lire en ligne), p. 10.
    Voir aussi p. 430 (carte) et p. 431 (légende) (les couches géologiques de la carte p. 130 ne sont pas nomenclaturées selon le format standard – qui est cependant minutieusement cité dans la légende -, mais avec des numéros que l’on retrouve dans la légende p. 131).

  6. « Géographie de l’Ariège », sur ariege.pref.gouv.fr (consulté le )
  7. « L’Ariège veut devenir Ariège Pyrénées », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  8. « Occitanie », sur histariege.com, (consulté le )
  9. « Description et Atlas politiques du département de l’Ariège », sur http://www.atlaspol.com, Atlaspol, site de cartographie géopolitique (consulté le )
  10. Dossier de Presse, Plan Rail Midi-Pyrénées 2007-2013, La ligne Portet-Tarascon : historique et caractéristiques de la ligne, avril 2011, p. 11 lire (consulté le 11 novembre 2011).
  11. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France – Fiche historique du département
  12. Population selon le sexe et l’âge quinquennal de 1968 à 2013 – Recensements harmonisés – Séries départementales et communales
  13. Fiches Insee – Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019
  14. « Saint-Girons. La 25e édition des Théâtrales en Couserans se prépare », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  15. « faites-de-la-musique », sur faitesdelamusique.webnode.fr (consulté le )
  16. « 21e édition du Festival Latino à Tarascon-sur-Ariège », sur ladepeche.fr
  17. « Festival Jazz Foix », sur jazzfoix.com
  18. « Garo snow », sur garosnow.com
  19. « Swing à Mirepoix »
  20. « Festival Terre de Couleurs »
  21. « Ambiance blues à Sem et Vicdessos », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. « Succès pour le 3e Manouch Muzik festival », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. « Cazavet, Festival Celtie d’Oc – 14 et 15 juillet », Azinat.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. La dépêche du Midi, 12 décembre 2012, rencontre avec Marcelle Bernadac
  25. « La Panification des mœurs [GAGNE-PAIN] », sur gwladys-d.fr
  26. « Le chant du cygne », sur film-documentaire.fr
  27. « Georges-Patrick Gleize présente «Quelques pas dans la neige», qui se déroule en Ariège », La dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. Agathe Bildstein, « À la reconquête d’un pan de l’histoire de l’Ariège », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  29. Alain Eychenne, « Floride : Marie Battistella championne du monde de football fauteuil », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Chevalier, L’Ariège, photographies de Nicolas Fediaevsky, Ouest-France, 1985
  • Claudine Pailhès, Images de la Révolution française en Ariège : les années 1939-1945 en Ariège, Foix, Conseil général de l’Ariège, Archives départementales, , 127 p. (ISBN 978-2-86009-007-0, BNF 35045870).
  • Claudine Pailhès, L’Ariège des comtes et des cathares, Toulouse, Milan Éditions, , 303 p. (BNF 35553690).
  • Claudine Pailhès, La Vie en Ariège au XIXe siècle, Pau, Éditions Cairn, coll. « La vie au quotidien », , 347 p. (BNF 41389191) [ce livre est réédité par Cairn, en 2015].
  • Claudine Pailhès, Ariège : archives remarquables, Portet-sur-Garonne, Loubatières, coll. « Collection dirigée par François Bordes », , 183 p. (ISBN 978-2-86266-711-9, BNF 44296805).
  • Claudine Pailhès, Les Ariégeois de la Grande guerre : la mémoire familiale, Foix, Conseil départemental de l’Ariège-Archives départementales de l’Ariège, , 133 p. (BNF 45415672).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]