Ceux qui aiment (la neige) prendront le train ! Cinq échappées pour profiter de l’hiver

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La pluie tombe désespérément sur la ville ? Tant mieux, c’est qu’il neige en montagne ! Tous les massifs, même à moyenne altitude, se sont recouverts début décembre d’un joli manteau blanc. C’est le moment de prévoir des randonnées hivernales. Pas besoin d’équiper votre véhicule de pneus neige ou de chaînes, le train vous tend les bras !

Marcher dans la neige, et même sous la neige, en famille, à deux ou en solo, ne nécessite pas forcément la location d’un matériel spécifique. L’aventure ne coûte que le billet de train. En revanche, équipez-vous de solides chaussures imperméables et antidérapantes, et emportez une gourde isotherme de thé chaud.

Après cette belle journée d’hiver, vous ferez la sieste pendant le voyage du retour, en rêvant au bon repas à déguster, raclette, tartiflette ou fondue bourguignonne, amplement mérité…

Volvic, calme blanc et dépaysement

Paysage enneigé à Volvic.

La gare de Volvic (Puy-de-Dôme) ne dessert pas directement la célèbre ville d’eaux, mais se situe sur un plateau, au pied d’une carrière de « pierre de Volvic », qui servit à bâtir des édifices religieux. A 750 mètres d’altitude, au pied de la chaîne des Puys, le lieu est un point de départ idéal pour une randonnée hivernale.

Le sentier qui progresse dans les arbres vers le puy de la Nugère, 200 mètres plus haut, offre un dépaysement immédiat. « Au bout de dix minutes, on se sent déjà loin de tout, surtout lorsqu’on avance sur la neige », raconte Etienne Boudot, habitant de Chamalières, qui a tenté la balade en février dernier. Une fois parvenu à ce premier objectif, on peut faire le tour du petit cratère, à la forme parfaite, ou poursuivre son chemin jusqu’au puy de Jumes, à 1 100 mètres d’altitude, d’où se présente un beau panorama sur les monts d’Auvergne.

Clermont-Ferrand-Volvic. Sept trains par jour dans chaque sens. 30 minutes environ.

Argentière, forêts de sapins et autres aiguilles

Argentière, dans la vallée de Chamonix en hiver.

Après Chamonix (Haute-Savoie), le Mont-Blanc Express, mythique train rouge et blanc, continue sa route vers la Suisse. Il faut descendre à Argentière, 1 200 mètres d’altitude, où s’accumulait déjà, début décembre, un bon mètre de neige fraîche.

De la gare, on rejoint facilement la rive gauche de l’Arve, un affluent du Rhône qui n’est encore, à cet endroit, qu’un torrent. Bientôt, la balade se poursuit rive droite, au milieu des sapins, « sur un sentier que l’on peut pratiquer en hiver, bien chaussé, ou en raquettes s’il a beaucoup neigé », précise-t-on à l’Office du tourisme d’Argentière. Vu du fond de la vallée, le massif du Mont-Blanc est impressionnant. Plus loin, sur un promontoire, les chalets du hameau de La Joux bénéficient d’un panorama inattendu sur les aiguilles de Chamonix. C’est là que l’on reprend le train, à moins de continuer, s’il reste du thé chaud dans la gourde, jusqu’à la gare des Tines.

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