Coursan : sale temps pour les abeilles

La canicule de ces dernières semaines n’affecte pas seulement les hommes. Animaux et insectes, notamment les abeilles, sont aussi concernés. Que deviennent les abeilles quand le thermomètre côtoie les 40° ?

Cette situation exceptionnelle interpelle un ancien apiculteur, Guy Canguilhem, qui, s’il a pris du recul par rapport à cette activité, est resté on s’en doute l’ami des apidés. «  Effectivement les grosses chaleurs et la sécheresse extrême qui en découle heurtent de plein fouet le monde des abeilles. La 1re conséquence d’une forte chaleur est le manque d’eau. De fait si les abeilles n’ont pas de point d’eau à proximité des ruches elles doivent parcourir de longues et épuisantes distances pour en trouver. Cela les fatigue. La canicule en sus d’affecter la faune affecte aussi la flore. Quand il fait si chaud les plantes en général et les fleurs en particulier manquent d’eau, ne peuvent plus produire de nectar, ce nectar qui les nourrit. Sans trop de nectar et sans trop d’eau les abeilles sont donc plus fragiles, plus vulnérables  » dit l’apiculteur en poursuivant : «  Il n’y a pas de romarin, pas d’acacia, les fleurs de printemps sont loin, les melons et les tournesols ne font pas de nectar, il y a bien un peu de lavande, un peu de châtaigniers, les fleurs sauvages d’été comme les mauves, les tamarins sur lesquelles elles peuvent prendre un peu de rosée mais cette année c’est difficile. Si les abeilles ont peu à manger et peu à boire, elles s’épuisent et n’assurent pas correctement la pollinisation des plantes mellifères. Bref cette saison est particulièrement compliquée, je crois que c’est la première fois de ma vie où je suis confronté à une telle situation « .

Le stress hydrique est, on l’aura compris, un nouveau challenge mais les apiculteurs sont très réactifs face à ces aléas climatiques car ils savent que les abeilles jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité.