Du livre original au grand écran, toute une histoire…

C’est un fait : environ un film sur cinq est le fruit d’une adaptation. Et c’est sans compter les citations, les emprunts de tous ordres. En fait, le duo littérature et 7e art fait souvent des succès. Dès le début de son histoire, le cinéma a donné à voir ce que nombre de personnes avaient juste la possibilité de lire, et donc de s’imaginer.

La messe est dite !

A ce chapitre par exemple, la « Bible » fut pour les pionniers du cinéma un véritable vivier d’histoires à mettre en images… Rien d’étonnant à cela : il n’était pas à l’époque (et n’est toujours pas d’ailleurs aujourd’hui) de livre plus vendu au monde. Et aucun texte depuis des siècles n’avait autant inspiré des artistes en tout genre! Rien donc d’étonnant à ce que le cinéma ait fait la part belle à de nombreux personnages bibliques, que ce livre soit adapté pour faire l’objet de la réalisation de centaines de films.

A ce sujet, Nicolas Prat, journaliste et écrivain, a déclaré : « La Bible a aussi ce gros avantage que tout le monde connaît l’histoire, donc on peut broder autour. Et c’est libre de droit ! », pour finir par ajouter: « Les représentations de la Bible au cinéma c’était presque aussi pour éteindre une polémique, sur la naissance même du cinéma. Prouver que ce n’était pas un instrument du mal mais qu’il pouvait représenter les saintes écritures et donc être un instrument du bien ». La messe est dite!

Cas d’école donc que l’adaptation des récits bibliques au cinéma… car en effet, oui, les réalisateurs et le monde de la production cinématographique l’ont bien compris : les spectateurs que nous sommes avons plus facilement tendance à nous diriger vers des choses que nous connaissons, qui font partie de notre culture, de notre patrimoine. En témoigne par exemple les adaptations des auteurs de comic books avec leurs super-héros (Malcolm Wheeler-Nicholson, et Stan Lee), de bandes dessinées (Hergé, Satrapi, Uderzo…), de best-sellers (Shakespeare, Dumas, Caroll…) mais aussi celles de la littérature jeunesse, par exemple Roald Dahl.

Et pourquoi donc parler de cela aujourd’hui dans cette rubrique ? L’été est une saison propice à la lecture, les vacances permettent bien souvent de prendre le temps de lire ce livre dont tout le monde parle et que le rythme trépidant de la vie nous a privé. C’est aussi peut-être le temps de se retrouver en famille pour voir des films dont justement on a eu l’occasion de découvrir enfant, ado ou adulte par la lecture des livres qui les ont inspirés. Et s’il est un film qui pourra réunir tous les spectateurs, ce sera tout prochainement « Le Petit Nicolas – Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », réalisé par Amandine Fredon et Benjamin Massoubre.

Attention, n’allez pas imaginer que c’est une énième adaptation du Petit Nicolas en prise de vue réelle, c’est bien plus, oh oui, bien plus que ça ! C’est un hommage rendu aux monuments que furent Sempé et Goscinny auteurs qui ont marqué le monde de la littérature et du dessin en leur temps, une œuvre cinématographique « plus proche de l’univers graphique de Sempé » tout en gardant « la forme de la nouvelle et le texte de Goscinny, dans le respect de l’œuvre originale ». Ajoutons que Laurent Laffitte et Alain Chabat ont prêté leurs voix aux personnages du film…

En avant-première à Castelnaudary

Et une petite dernière pour la fin (et pas des moindres) : c’est Anne Goscinny qui s’est elle-même chargée de l’écriture, du scénario et de l’adaptation! Bref : vous avez aimé lire « Le petit Nicolas » ? Ne boudez pas votre plaisir, vous adorerez cette adaptation, qui, précisons-le, a reçu le très prestigieux Cristal du long-métrage au Festival International du film d’animation d’Annecy (Le Cannes du cinéma d’animation) ! Et très cher public chaurien, puisque l’on ne fait rien à moitié ici, c’est en avant-première que chacun pourra découvrir ce merveilleux film dès le mois de septembre! Soyons curieux, étonnons-nous !