«La ruralité désirable, c’est celle qui sait mettre en avant la vie du territoire»

Cal Calsot, une «casa rural» installée au cœur de la Cerdagne agricole, dans les Pyrénées espagnoles. Motiva / Cal Calsot

Le sociologue, titulaire de la chaire «Tourisme voyage et loisirs » du Conservatoire national des arts et métiers, décrypte notre rapport aux campagnes comme destination, et les aspirations de ceux qui y séjournent.

Portés par les aspirations des voyageurs en quête de reconnexion à la terre, de nouveaux modes d’hospitalité fleurissent dans les campagnes. Ces escales rurales, haut de gamme ou plus accessibles, partagent dans leur diversité le même manifeste : elles cultivent leur ultraproximité avec la nature, travaillent main dans la main avec les réseaux de producteurs et d’artisans locaux, s’efforcent de faire rimer confort et simplicité, et soignent leur impact sur l’environnement qui les accueille.

Face à cette tendance, Bertrand Réau, Titulaire de la chaire « Tourisme voyage et loisirs » du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), coauteur de Sociologie du tourisme (éd. La Découverte, avec Saskia Cousin), décrypte notre rapport aux campagnes comme destination, et les aspirations de ceux qui y séjournent.

LE FIGARO. – Comment a évolué la relation entre tourisme et campagne ?

Bertrand RÉAU. – L’opposition ville/campagne se façonne à partir du XIXe siècle, avec l’avènement du…

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