le collectif Droits des femmes 66 réclame la suppression de la clause de conscience des médecins

En cette journée internationale du droit à l’IVG, le collectif Droits des femmes dans les Pyrénées-Orientales appelle à manifester ce mercredi à Perpignan. Selon lui, l’accès à l’avortement n’est toujours pas assuré pour toutes les femmes dans le département.

Quarante-sept ans après la loi Veil introduisant la dépénalisation de l’avortement en France, les associations restent insatisfaites du suivi et de l’accueil réservés aux femmes qui souhaitent interrompre une grossesse. Dans les Pyrénées-Orientales, le collectif Droits des Femmes dénonce depuis plusieurs années les difficultés d’accès à l’IVG en zone montagne (Cerdagne, Capcir). « En 2022 dans le département, une femme ne peut pas avorter où elle veut et comme elle veut », expliquait ce mercredi matin Monique Hernandez, l’une des coordinatrices du collectif local.

Le délai légal pour recourir à l’IVG a été allongé en février, passant de 12 à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée). Droits des Femmes 66 appelle à un rassemblement ce mercredi à 18 heures, au pied du Castillet à Perpignan.