Législatives dans les Pyrénées-Orientales : le Rassemblement national réalise le grand chelem

Le parti macroniste disparaît des radars législatifs dans les quatre circonscriptions des Pyrénées-Orientales. Il perd les trois sièges gagnés en 2017. Et la Nupes n’est pas parvenue à s’imposer dans la troisième circonscription. Après s’être installé à la mairie de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national) densifie son réseau politique en faisant élire quatre femmes qui ont grandi en politique dans son sillage depuis cinq ans et qui remportent leur première victoire.

Les quatre candidates poussées en avant par Louis Aliot se sont toutes très largement imposées, y compris dans la quatrième circonscription, (Argelès-sur-mer, Céret) considérée comme un véritable fief de gauche et tenu Sébastien Cazenove, un jeune cacique du PS converti au macronisme. La nouvelle députée RN, Michèle Martinez, native de Banyuls et conseillère municipale de Perpignan chargée du sport professionnel, l’emporte avec plus de 5000 voix d’avance.

L’ancienne Gilet jaune battue

Dans la deuxième circonscription, (Perpignan, plaine du Roussillon), celle remportée par Louis Aliot en 2017, la victoire d’Anaïs Sabatini (61,23 %), adjointe à la mairie (aux affaires juridiques) de Perpignan se dessinait déjà au premier tour. Mais cette avocate de profession a creusé l’écart ce dimanche avec prés de 10 000 voix d’avance sur la référente départementale d’Ensemble.

Dans la troisième circonscription (Perpignan-Prades-Cerdagne) c’est encore une adjointe (aux affaires sociales) de Louis Aliot, Sandrine Dogor-Such, qui s’impose (54 %) largement, avec près de 3000 voix d’avance face à Nathalie Cullell de la Nupes, ancienne dirigeante des Gilets jaunes dans le Conflent. Sandrine Dogor-Such, ancienne préparatrice en pharmacie, vire largement en tête dans la plupart des communes sauf à Prades dont Jean Castex était le maire jusqu’à son installation à Matignon. Dans cette circonscription, Robert Vila, le président de la Métropole de Perpignan (DVD) avait appelé à voter contre la candidate de la gauche.

Dans la première circonscription, la victoire de Sophie Blanc, avocate, 54 ans ne souffre d’aucune contestation. L’adjointe de Louis Aliot devance de près de 3000 voix Romain Grau, incarnation du macronisme dans le département et élu historique de centre-droit. Le candidat d’Ensemble !, avocat-conseil, connu pour son habileté à manœuvrer en politique, avait pourtant reçu le soutien de tous les grands élus de gauche, dont celui très appuyé de Carole Delga la présidente socialiste du conseil régional d’Occitanie.