Les Grands Buffets dans les Pyrénées-Orientales ? Louis Privat : « Il est évident que cela se considère »

Les Grands Buffets pourraient-ils vraiment s’installer dans les Pyrénées-Orientales ? Après avoir confirmé qu’il quittait bien Narbonne, Louis Privat, le patron, ne répond pas clairement, mais il avoue avoir été très touché par « l’enthousiasme » catalan autour de son nouveau projet.  

Les Grands Buffets dans les Pyrénées-Orientales, c’est une hypothèse plausible ? 

Il est évident que cela se considère vu l’enthousiasme que cela déclenche. J’ai eu des contacts répétés avec Laurent Gauze (président de la CCI) et Brice Sannac (président de l’UMIH). Ils me proposent plusieurs solutions d’accueil, je ne peux pas y être insensible. Cela témoigne d’une volonté politique. Ce qui m’a véritablement touché, c’est qu’ils se font l’écho du monde économique qui accueille la nouvelle – même si on ne peut pas parler de nouvelle car ma décision n’est pas prise – avec beaucoup d’enthousiasme. 

Quels sont les arguments des Pyrénées-Orientales pour votre projet ? 

C’est indéniablement la zone qui a été la plus dynamique pour accueillir les Grands Buffets. Mais, le sujet doit être terriblement approfondi. L’argument de Perpignan est sa proximité avec l’Espagne et la Catalogne qui sont une zone de chalandise évidente. 

Catalans et Espagnols représentent une part importante de votre clientèle ? 

C’est très significatif. On a fait un énorme travail pour les attirer. Mais d’autres villes se sont manifestées pour recevoir les Grands Buffets. Carcassonne et sa Cité, Béziers et sa proximité avec Narbonne qui permettrait de facilement transférer nos équipes. Montpellier et Castelnaudary aussi. Dans une période aussi compliquée, on se sent considéré. Mais je suis particulièrement sensible à l’intérêt de Perpignan, je suis touché par l’engagement de Laurent Gauze et Brice Sannac. J’ai aussi été approché par le maire de Claira. Ce qui m’étonne avec les Pyrénées-Orientales, c’est que tous me disent « ce n’est pas grave si ce n’est pas chez moi, tant que ça arrive dans le département« . Je sens un vrai intérêt du territoire, une cohérence. J’ai été positivement surpris. Après, la Région aura peut-être aussi son mot à dire dans le choix du site. 

Avez-vous un calendrier en tête ?

Je vais commencer par visiter les sites et étudier la faisabilité. Je veux qu’une grande partie de mon équipe (200 salariés) me suive, il nous faudra donc des crèches, écoles et logements à proximité. Il faudra ensuite faire les demandes pour les travaux, puis les réaliser. On ne part pas pour un sprint. Mais, ma décision ne prendra pas des années, seulement quelques mois.