Pyrénées: Ils s’opposent à ce que le cerf devenu familier soit abattu !

Dans la montagne catalane, on ne parle que de ça. Des élections ? Non pas, mais d’un cerf devenu trop familier et qui pourrait être abattu. Son cas déchaîne les passions et une pétition pour le sauver dépasse les 4500 signatures.

Impossible de passer à côté du cas de ce cerf un peu trop familier. Depuis plusieurs mois, un huit cors a élu domicile dans les jardins des habitations de la station. Il est un peu devenu la mascotte des lieux, vu tous les jours et dormant sur place. «  Il fait le bonheur des habitants et la majorité d’entre eux est ravie d’observer cet animal dans les jardins » explique Mathilde Manya. Des biches et des cerfs dans les jardins, un comportement qui n’a rien de rare en montagne et ne choque personne. « Ce cerf a agacé un habitant du village car il est venu manger ses massifs de fleurs. La personne est allée se plaindre en mairie et l’animal pourrait être abattu. Il a été dit qu’il était agressif alors que personne n’a décelé une quelconque déviance chez ce cerf qui va de maison en maison. De ce fait, j’ai lancé une pétition pour que ce cerf ne soit pas tué » rajoute Mathilde Manya.

La pétition a d’ores et déjà réuni plus de 4500 signatures. L’association locale de Défense des animaux Pil poils, par la voix de son président Bruno Marsilly, s’oppose également à une solution définitive pour ce cervidé et envisage une mobilisation pour la fin de la semaine.

Nourri depuis plusieurs mois

Le maire d’Eyne, Alain Bousquet explique : « Ce cerf a été nourri depuis des mois et il commence à avoir des comportements déviants. Il baisse les bois et charge. Des gens ont commencé à prendre peur. J’ai donc saisi l’Office français de la biodiversité, seul habilité, avec la Préfecture à traiter les dossiers sur la faune sauvage et le parc cynégétique. La mairie n’en a pas la compétence. En aucun cas, je n’ai demandé l’abattage de ce cerf. Le problème ? Certains confondent protection de la nature et maternalisme. La nature n’est pas un parc de Walt Disney, il faut laisser les animaux sauvages, à l’état sauvage. » 

Et Rémy Arsento de l’OFB de  rajouter: « Avec le maire, nous prendrons tout le temps de traiter ce dossier et voir les différentes solutions qui pourraient être mises en œuvre pour cet individu et éventuellement trouver une solution socialement acceptable. » On n’a pas fini d’entendre parler de ce cerf qui aime trop les gens….et inversement!